Chabannes Hervé... historien havrais


Hervé CHABANNES archiviste et bibliothécaire aux Archives Municipales du Havre a su par ses découvertes et son écriture s’affirmer près des Havrais, pas seulement historiens, mais tous ceux qui sont un tant soit peu passionnés par leur ville !

Il est l’auteur de 3 ouvrages, mais aussi d’articles, de scénarios de Bandes dessinées, de conférences…

Connaissant sa rigueur historique il est bien facile de lui faire confiance quant à l’exploitation de toutes les sources utilisées… manuscrits, archives, témoignages… Qu’ils soient dans des dépôts publics, bibliothèque municipale du Havre et des environs, collections privées…

J’ai bien entendu ses 3 ouvrages puisqu’ils sont sources de références pour chacun voulant connaître Le Havre !

Commençons par le plus récent… paru en 2008, en collaboration avec Etienne BERNET, le spécialiste de la Grande Pêche
« Dictionnaire des marins francs-maçons de Normandie 1738-1940 » aux Editions « Au Vent de la bouée ».
Dictionnaire biographique recensant 1200 individus. Outil de travail indispensable pour tous… historiens, curieux, érudits…
Une réédition, en collaboration avec Olivier PRINGARD, est prévue pour ce printemps 2010, revue, corrigée et augmentée. Elle contiendra 1355 individus.

2006 « Les manuscrits retrouvés de Jacques Augustin Gaillard : une histoire du Havre et des Havrais de 1810 à 1824 » aux « Editions PTC ».
Papiers perdus et dispersés qu’Hervé Charbannes a retrouvés à la Bibliothèque Armand Salacrou. Il lui a fallu identifier l’auteur du manuscrit et reconstituer pièce par pièce le puzzle… afin de reconstituer un témoignage rare sur un contemporain du Havre du temps des négociants.

2004 « Le rêve brisé de Jean-Baptiste Denis Lesueur : un Bourgeois havrais des Lumières dans la tourmente révolutionnaire (1750-1819) » aux « Editions Bertout ».
Cette biographie du père de l’explorateur des Terres-australes. C’est un portrait passionnant d’un négociant havrais de l’époque.

Seul l’ouvrage « Manuscrit… Gaillard » ainsi que la Bande dessinée, se trouvent en librairie.

Les 2 autres sont à acquérir auprès de l’auteur et même en « fouinant » chez les bouquinistes…

Bien entendu Hervé CHABANNES n’en reste pas là, puisqu’il prévoit pour l’automne 2010 la publication, aux Presses Universitaire de Rouen, d’un ouvrage co-signé avec Dominique ROUET, conservateur des Fonds patrimoniaux à la B.M.H. (Bibliothèque Municipale du Havre) et préfacé par Eric Wauters et Eric Saunier, professeurs à l’Université du Havre, qui présente et publie un manuscrit écrit vers 1711 sous le titre « Antiquités du Havre de Grace ». Il s’agit d’une histoire de la ville, du port et des églises du Havre puisée aux meilleures sources de l’époque et totalement inédite à ce jour, illustrée de plans d’époque en couleurs tout aussi inédits. Cette histoire a été composée par un curieux atelier d’écriture de petits bourgeois et demeura la référence des érudits et des échevins havrais jusque dans les années 1830.
 
Mercredi 3 février 2010

Alhambra-cinéma... 1920 > 1944



Les deux documents précédents "dommages de guerre" ainsi que le plan couleur suivant, m'ont été confiés par F.A.H. que vous connaissez par les documents qu'elle a également confié à DAN et NICEPHORE !





 répertoire des Permis de construire
année 1920...
(Archives du Havre)




Plan "bleu" (archives du Havre) que l'on peut rapprocher de celui de F.A.H.



 





Annuaires "Micaux" 1922...












Demande de permis de construire (Archives du Havre)

 


















Entête de lettre 1922...
(Archives du Havre)
















Entête de lettre 1924...
(Archives du Havre)







1920 le 15 mai, est déposé à la Ville du Havre, le permis de construire (n° 287) pour « une salle de cinématographe Rue du Président Wilson n° 76 […] Propriétaire constructeur Monsieur Jacquaniello Pascal faisant élection de domicile à la dite salle »
L’architecte Edmond Guiné, en dresse les plans. Le « bleu » nous en montre la situation géographique. La salle jouxtant la Poste.

Le 2 octobre de la même année « le Petit-Havre » met un article en 1ère page « Ouverture de l’Alhambra-Cinéma »
« En cinq mois, une nouvelle salle de spectacle vient de surgir dans notre ville : l’Alhambra-Cinéma. Ce nouvel établissement, contigu au bureau de poste des Gobelins, rue du Président Wilson, ouvrira ses portes ce soir. Spécialement conçu pour son affectation cinématographique, l’Alhambra, construit sur les plans de M. Guiné, architecte, est doté de tous les aménagements modernes.
Cette salle, de style mauresque, mesure 34 mètres de longueur sur 22 de largeur ; elle peut contenir 2000 personnes. Le plancher, établi en pente, assure une visibilité parfaite de toutes les places. Les premières se trouvent au milieu, les secondes au fond et les troisièmes près de l’écran. Elles sont encadrées d’un vaste promenoir circulaire. D’un côté trois bars séparés s’étendent sur une longueur de 20 mètres, avec accès à chaque catégorie de spectateurs.
Les vues seront projetées sur un écran de 20 mètres carrés, dont la luminosité, obtenue par un procédé nouveau, donne le maximum d’intensité et de relief à l’image.
La cabine de l’opérateur, entièrement construite en ciment armé, est absolument indépendante de la salle. En cas d’incendie, il existe trois grandes portes de dégagement, donnant sur le jardin attenant à l’établissement.
Le directeur, M. Pascal Jaconello [Jacquaniello] qui a déjà tenu un cinéma à Graville, a l’exclusivité des films de maisons nouvelles. Il s’est en outre assuré le concours d’un excellent orchestre, dirigé par M. Voisin.
La lumière est répandue à profusion tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Quatre plafonniers sont disposés et 3000 bougies réparties dans le cintre.
Ainsi qu’on peut le voir, l’Alhambra Cinéma a réuni tous les éléments de confort et de bonne organisation. Aussi peut-on espérer que le succès ne fera pas défaut. »
Prix des places : Premières 3 frs 50 ; secondes 2 frs 50 ; promenoirs 1 fr 75 : troisièmes 1 fr 50 »

1921 le 14 janvier, la veuve Mary Eugénie sollicite « une place en face du cinéma Alhambra rue du Président Wilson pour vendre des bonbons étant veuve et mes deux enfants malades » le refus de l’administration est clair « la rue d’Etretat est déjà étroite à cet endroit, que le tramway y passe et qu’il est très dangereux d’autoriser un stationnement devant le cinéma »
Mais après un entretien, elle obtient une autorisation de stationner. Grâce à ce papier elle échappera à la vindicte d’un sous-brigadier, qui dans un rapport du 27 de la même année déclare avoir « remarqué une mde de 4 saisons vendant des bonbons, orange, etc, qui stationnait rue d’Etretat à proximité du Cinéma Alhambra et ce avec une voiture à bras, laquelle génait la circulation vu la rue étroite et le passage constant des tramways et voitures. J’ai invité cette femme a circuler, elle s’y est refusée et elle m’a exhibé une carte d’autorisation de stationnement devant le cinéma Alhambra »

1922 le 2 janvier, le  « Directeur-propriétaire » de « Alhambra-Cinéma » fait  une demande au maire pour      « construire et installer sur un emplacement que vous voudrez bien m’accorder un jardin zoologique avec toutes sortes d’animaux. Cette installation serait faite avec toute l’hygiène et le confort moderne »

Avril, l’administrateur de l’Alhambra-Cinéma, écrit à la mairie afin d’obtenir « autorisation de stationnement et exhibition d’animaux exotiques dans la cour que nous possédons sise 76 rue du président Wilson avec aménagement spécial pour les bêtes suivantes - chimpanzé - cenocephale [cynocéphale] - gazelles. Ainsi que toute une série de jeunes singes très rare et qui sont très doux. Mr Jacquaniello mon directeur rentrant en France le 21 At [août] d’un voyage dans l’Afrique avec ce lot. »
La réponse ne tarde pas, le maire « autorise à faire une exhibition d’animaux exotiques dans la cour de l’immeuble, 76 rue d’Etretat, sous la réserve que toutes les précautions seront prises pour éviter tout accident aux visiteurs et qu’aucune réclamation des voisins ne se produira. »

Le nom Président Wilson est pourtant changé depuis 4 ans (1918) pour cette portion de la rue d’Etretat…

1923 juin, Jacquaniello fait une demande auquelle l’administration répond qu’elle « préfère que vous remplaciez l’autruche morte par deux chevreuils de la Côte d’Afrique, plutôt que par une autruche »
Un certificat lui est adressé « Le Maire de la Ville du Havre, soussigné, certifie que les deux chevreuils que M. Pascal Jacquaniello demande l’autorisation d’introduire en France sont destinés au Jardin zoologique du Havre »

1924 mars, le cinéma est tenu par 2 propriétaires « MM. Jacquaniello & Cadoret » qui demande « l’autorisation de rentrer en France quelques autruches destinées à un jardin zoologique Français, ainsi que quelques animaux que nous vous remettrons pour la forêt de Montgeon »
Le maire répond qu’il n’a pas « qualité pour vous autoriser à importer en France des animaux exotiques, même si ces animaux étaient destinés à la ville »

1925 1er octobre « Le Petit-Havre » « Alhambra-Cinéma. Pour cause d’accident arrivé au moteur, la Direction informe son aimable clientèle que les séances du jeudi, matinée et soirée 1er octobre, sont reportées au vendredi 2 octobre à 8 h ½ du soir. Les billets pris en location seront acceptés vendredi soir.

Deux mois plus tard, une pétition est lancée par 24 riverains du cinéma…
« Un nouveau cinéma « l’Alhambra » vient d’ouvrir rue Wilson. Cet établissement possède un moteur qui est une véritable calamité pour les voisins, car, par son ronflement intolérable et continu de huit ½ à minuit, tout sommeil et repos deviennnent impossibles pour les habitants du quartier. Des plaintes et lettres adressées au Directeur sont restées sans effet. C’est pourquoi, nous venons vous prier de bien vouloir, en faisant appliquer les règlements qui interdisent tout trouble au repos public, faire cesser cet état de choses qui n’a déjà que trop duré. »
Ces habitants demeurent aux 2, 4, 6, et 8 rue d’Epréménil - 3, 8, 10, 11 et 12 impasse Bréa - 64, 66, 72 et 74 rue Président Wilson.

1930 le 7 février, c’est une première… un film français parlant, passe sur écran à l’Alhambra « Grande première de gala. En exclusivité pour toute la région. Maurice Chevalier dans La Chanson de Paris. Il parle. Il chante. Il danse. A chaque séance 2 actualités parlantes Fox-Movietone et Paramount »

1934 le 11 octobre « Le Petit-Havre » fait un état des salles « Réouverture dans nos cinémas. Nouveaux films. Façades neuves […] Là-haut, l’Alhambra a reblanchi sa façade mauresque, et nous savons qu’un programme hors-ligne sera cette année le menu hebdomadaire. »

1944 le 5 juin, le dernier film donné à l’Alhambra… « film hors classe » soirée à 20 h… « Le Vengeur »

Mon grand-oncle par alliance, Louis SCATTA, né au Havre en 1914, demeurant à l'époque 7 rue d'Epréménil, m’écrit en 1998…
« Nous habitions le quartier Saint-Vincent, quartier à deux pas de la digue nord. Louis mon camarade, plus âgé que moi de quelques années, allait à l’école des Gobelins, en primaire avec moi. Son père faisait construire un cinéma près de notre maison et auprès de la poste. Une salle ultra-moderne pour l’époque, qui fut baptisée « l’Alhambra », avec façade imitation des palais nord-africains. Il pouvait contenir environ six cents places… avec un long et large promenoir circulaire, qui ressemblait à celui des « Folies-Bergères » de Paris. Les décors étaient de style mauresque, avec des teintes très vives et je remarquais surtout les bleus tirant du violet au plus pâle, que l’on trouve en Méditerranée.
Le père de mon camarade s’appelait Pascal Jacqualienno [Jacquaniello], italien d’origine, mais du Sud. Emigrant, « parti de rien », il avait réussi dans différents commerces. Lors de la construction du cinéma, il partait quatre à cinq mois en Afrique et rapportait sur des bateaux, des singes, des panthères et des animaux sauvages de toutes sortes. A son retour, il parquait tous ces animaux qui étaient dans des cages rudimentaires, dans le grand espace autour de sa maison. Ce même endroit où il édifia le cinéma.
J’ai appris étant plus grand par Lucien le mari d’Andrée, que Jacqualieno [Jacquaniello] vendait des singes au savant Voronoff, qui faisait à l’époque des greffes afin de redonner de la vigueur aux gens âgés.
Allant jouer chez les Jacqualienno [Jacquaniello], je me souviens avoir aperçu différents animaux qui étaient surveillés. Pascal, comme disaient les gens du quartier, vendait tous ces animaux à des zoos français et étrangers.
Avec le recul du temps, je me demande comment il pouvait avoir l’autorisation, en pleine ville, même pour un court séjour, pour le stattionnement d’animaux dangeureux dans l’immense cour de sa maison. C’était la grande attraction du quartier ! Je me souviens très bien !
Un jour nous entendîmes une rumeur… une cavalcade… des gens qui criaient « les autruches ! ». Nous habitions au troisième étage de l’immeuble, nous nous sommes précipités vers la fenêtre et nous aperçûmes plusieurs de ces oiseaux qui couraient autour de la place des Gobelins, suivis de plusieurs employés de Pascal, qui essayaient de leur faire réintégrer la grande porte du terrain. Mais les autruches tournaient autour de la place, à la risée des commerçants, passants et gamins du quartier. Après de réelles difficultés, les autruches furent de nouveau dans l’enclos.
Sa période de prospecteur d’animaux sauvages se termine et le cinéma « l’Alhambra » se construisit rapidement, avec sa façade sur la rue du Président Wilson, sur le même emplacement qui avait servi pour entreposer les animaux.
Nous n’avions pas de cinéma dans notre quartier. Il y en avait plusieurs dans le centre ville, mais je n’y suis allé qu’aux alentours de mes 18 ans. Ma mère, en dehors de l’école, me cherchait et me grondait, car j’étais toléré sur le chantier lors de la construction de cette salle. Je commentais à ma mère et mes soeurs l’avancement des travaux.
Louis m’avait promis que je pourrais voir les films gratuitement, les jeudis et dimanches après-midi. Quand le cinéma fut ouvert, ma mère y allait le mardi avec mes deux grandes sœurs. Moi, souvent, j’y allais le mercredi avec mon père ; mais au promenoir, j’étais trop petit et je ne voyais rien lorsque j’étais accoudé. Il me plaçait sur des banquettes larges et inconfortables, je regardais la projection debout. Cette position me fatiguait… je m’asseyais… et je dormais jusqu’à la fin du film.
Le cinéma connut à l’époque une grande renommée et le quartier qui était paisible se trouva transformé ! L’animation jusqu’à minuit et les dimanches, avec des entractes de quinze minutes, faisaient la richesse des deux cafés du coin où comme de juste les spectateurs allaient boire ! »

Armand Frémont dans son ouvrage « La mémoire d’un port Le Havre » apporte son témoignage « Tout près de la place [des Gobelins] presque en face de l’école, une merveille, une caverne magique : le cinéma Alhambra. Edouard et Andréa s’y installe aux meilleurs rangs pour voir les films muets, tandis qu’un pianiste accompagne le film. Dehors il y a la queue. La place s’anime encore à la sortie, bruyante jusque vers minuit. Le propriétaire, un autre client de mon grand-père, est un homme original, toujours coiffé d’un grand chapeau colonial. Il pratique aussi l’importation d’animaux exotiques qu’il entrepose dans un hangar, derrière le cinéma. Mais le local n’est pas bien clos, à la grande frayeur de tout le quartier. Une girafe traverse un jour la place en courant. Un singe s’égare dans le salon du colonel. Un perroquet s’installe dans la boutique du peintre. Les hommes de chez Paillette courent derrière la girafe. Le petit boucher s’empare prestement du perroquet. Un boa prend place, un soir, sous les sièges du cinéma et il faut évacuer la salle. »

Dans le livre de Max Bengtsson et Gilbert Betton « Saint-Vincent-de-Paul Quartier phare de la Porte Océane » les auteurs donnent le témoignage de Mme Chardonnet « L’Alhambra était un cinéma de style mauresque. Tout le quartier a connu cette salle, chacun ou chacune y choisissait sa place. Souvant au promenoir se retrouvaient les « monteux d’sable ». Ils venaient après une dure journée de labeur pour se délasser ; ils s’asseyaient sur le sol en pente pour boire et manger. De temps à autre ils se relevaient pour regarder l’écran et voir un peu le film. A mi-salle, en première, se retrouvaient les commerçants et les artisans, et certains soirs si le film correspondait à leur aspiration, on y voyait également les gens de la « Côte ». Aux secondes, se côtoyaient les petits cadres ainsi que les fonctionnaires et les employés de bureau. Enfin les troisièmes étaient occupées principalement par les gens du peuple, peu venait des autres quartiers. On y présentait jusqu’à la Seconde Guerre, des films à épisodes qui permirent aux directions de ces cinémas populaires d’avoir toujours un public fidèle. »

Jean Legoy, dans son livre « Cultures Havraises » nous dit qu’ « Un témoin se souvient qu’à l’Alhambra, rue d’Etretat, les commerçants du quartier, les plus « huppés », s’asseyaient au parterre, le « populo » lui, restait debout et déambulait autour de la salle dans le promenoir. Les gosses couraient entre leurs jambes, parmi ces gamins de Saint-Vincent on pouvait reconnaître Pierre Bost, futur grand scénariste, Serge Pénard, futur réalisateur, Jacques Germain, passionné du cinéma pour enfants, l’abbé Alexandre.

Je continue mes recherches sur le zoo de la Forêt de Montgeon et sur Pascal Jacquaniello...

Bien entendu je tiens à votre disposition toutes les références concernant les documents que j'ai utilisés pour cet article.

Par cet article, je veux rendre hommage à mon Maître d'école Pierre CHASSAIN

Dimanche 17 janvier 2010


Lion du Palais de Justice... suite et fin ?

Tout d'abord, je voudrais m'excuser auprès de vous !
Une petite défaillance de santé... auquel sont venus se greffer des ennuis internet ! C'est le pourquoi de mon absence sur mon blog et de mes visites sur vos blogs respectifs !
Tout rentre dans l'ordre... je regalope... continue mon blog... vais regarder et m'épancher sur les vôtres ! Pas par obligation ni pour occuper mon temps... mais parce que j'y prends plaisir !

Vous rappelez-vous ces 2 lions, dont le survivant prend sa retraite à Gournay-en-Bray... la blogosphère havraise s'était mobilisée ! J'y reviens pour quelques petits renseignements, découverts aux Archives Municipales du Havre et concernant le Palais-de-Justice. En 1869 est organisé un concours, remporté par l'architecte BOURDAIS. [Jules-Désiré Bourdais né en 1835... mort à Paris en 1915. Sur Wikipédia, une petite biographie, dont je ne retire que la phrase suivante "On lui doit [...] le palais de justice du Havre (après 1870)"]
En 1872 est décidé la construction du bâtiment, le calque en couleur, représente l'accès du Palais, vous y remarquerez le Lion dessiné, il s'agit de la seule représentation physique de cet animal sur un document d'archives, possédé au Havre.

Le document ci-dessus représente le plan de situation du bâtiment, est dessiné, le "fossé remblayé des anciennes fortifications". Sur la brochure jointe... "Le sol est d'une nature marécageuse produit d'anciennes alluvions dont la compressibilité s'accroit en se repprochant du banc de galet qui en forme le fond et que l'on rencontre à 5 ou 6 mètres en contrebas du niveau des voies publiques qui bordent le terrain. Le terrain est en outre traversé dans toute sa longueur et suivant une direction sinueuse par le fossé des anciennes fortifications dont le fond se trouve à 4 mètres au-dessous des voies ci-dessus, le fossé remblayé en 1848, présentait une largeur de 13 mètes au sommet et de 8 mètres au fond."
La rue du Débarcadère devient la rue Jules-Le Cesne en 1878.
La rue de Phalsbourg devient la rue Gabriel-Péri en 1956.
En 1986, la Municipalité de Vannes édite une brochure, sur la construction de sa Mairie, il y a 100 ans. En photo les 2 lions également de Louis VILLEMINOT...
Jeudi 24 décembre 2009

SPLENDIDE-CINEMA... salle de spectacle à SANVIC


vue aérienne 1935...


Vue aérienne 2000...






Le point de repère pour ces 3 photos... le coin de la maison de droite



Cet article « Splendide-Cinéma » ne parlera que de la salle de cinéma.
Concernant le carrefour Cronstadt - Begouen - Cavée-verte - Jules-Guesde… DAMIEN le 6 mars 2008 http://lehavredavant.canalblog.com/ ainsi que DAN et NICEPHORE les 14 et 17 janvier de cette année http://havrais-dire.over-blog.com/ l’ont traité de parfaite façon !

A l’emplacement de ce qui sera la salle de cinéma, n° 177 rue de la Cavée verte, de 1904 à 1925, H. BAZIN jardinier-fleuriste est installé
De l’autre côté du trottoir, côté Sud, la ville du Havre (Sanvic sera annexé au Havre en 1955) et l’ OCTROI BEGOUEN au n° 100 de la rue de la Cavée verte, à l’angle de la rue Begouen.
Le tramway descend la rue de Cronstadt, prend à gauche la rue de la Cavée verte, pour se diriger vers Sanvic… Ce faisant il passe entre l’Octroi Begouen et Bazin le jardinier-fleuriste.

Camille SIMENEL né en 1887, fait des études d'architecte, mais doit les abandonner… il devient chauffeur aux Chargeurs... Au début des années 20, il décide de créer un cinéma et dessine les plans de la salle. SIMENEL CAMILLE voulait que ses initiales « S C » apparaissent… alors il pense au « SPLENDID-CINEMA »

D'après le témoignage (rapporté par Serge Tinel) de son oncle maternel Georges SIMENEL, 85 ans, fils de Camille, lors d'une visite à son domicile, le 9 mai 2007…
« Pendant les travaux de construction, les ouvriers allaient boire le coup au café BRETON ou CHEVRON juste à côté »
Au 147 rue Gambetta (rue Romain-Rolland) à l’angle de la rue de la Marne (rue Jules-Guesde) mademoiselle PIGEON est gérante des « Caves générales »

1926 18 novembre, lettre du maire de Sanvic à « C. Simenel 175 rue de la Cavée-Verte »
« La commission des Bâtiments se rendra à la salle que vous avez construite en vue de représentations cinématographiques, samedi prochain, à 2 h 1/4 de l’après-midi pour examiner si elle a été édifiée dans les conditions prescrites »

21 novembre, lettre manuscrite, à entête « Splendid=Cinéma » Simenel écrit à l’agent voyer de Sanvic qu’en accord avec les propriétaires, il a fait apposer sur les murs de différentes maisons des pancartes enseignes pour y mettre ses programmes

17 décembre, c'est l'inauguration du "Cinéma-Théâtre" "nécessaire car elle vient satisfairent les populations chaque jour plus nombreuses, du Val-Soleil, de Cronstadt, de la partie haute de la Côte, etc." Sont présent les propriétaires Simenel et Fizet ainsi que les personnalités de Sanvic. Un journaliste du "Petit-Havre" dépéché sur place explique que les aménagements ne sont pas entièrement terminés, mais que 1200 spectateurs peuvent tenir dans cette salle confortable et d'excellente visibilité ! "pourquoi faut-il qu'un malheureux contre-temps ait ternit quelque peu cette inauguration. L'homme propose et la machine dispose trop souvent" Des plombs sautent et provoquent des interruptions fâcheuses et un défaut de luminosité. "Le Fantôme de l'opéra" en couleurs naturelles, fut présenté. Un orchestre interpréte notamment des pages de Faust. L'artificier Guérard présente une "pièce d'artificice de scène". Après les représentations une coupe de champagne est servie. "Débuts modestes, mais prometteurs, ce qui enchantera une partie de la population Sanvicaise, peut-être trop sevrée de saines distractions"

1928 « Camille oubliant de payer ses fournisseurs, fait faillite et a du céder la salle de cinéma » [D'après le témoignage, rapporté par Serge Tinel, de son oncle maternel Georges, 85 ans, fils de Camille SIMENEL, lors d'une visite à son domicile, le 9 mai 2007]

Il existe un concurrent à cette salle, il s'agit du cinéma "L'EXCELSIOR" rue Victor-Hugo (maintenant rue docteur-Brouardel)

4 décembre « Le Petit-Havre » « A Sanvic. Le SPLENDIDE CINEMA. Jeudi prochain aura lieu la soirée d’inauguration du « Splendide Cinéma » de Sanvic. Dans un cadre luxueux et rationnellement établi les fervents de cet art que déjà il parait impropre d’appeler l’art muet, passeront des soirées agréables. Deux vestibules décorés avec goût précèdent la salle. Dans ces vestibules, le programme du spectacle sera gracieusement offert aux spectateurs. La salle très vaste, en pente douce, est meublée de confortables fauteuils. Les murs, couleur argent, jusqu’à mi-hauteur sont dans leur partie haute tapissés d’un papier du plus heureux effet. Le plafond a été savamment composé. Blanc, carrelé noir, il est orné, en son milieu de grilles ajourées, couleur or. 1200 ampoules assurent un éclairage parfait à la salle. Deux escaliers décorés mènent aux fauteuils de balcon copieusement rembourrés. L’écran est vaste, avant la représentation un superbe rideau grenat le dissimule. Derrière l’écran, une scène aménagée pour le théâtre et savamment éclairée, servira plus tard lorsque des représentations seront données. L’orchestre du « Splendide Cinéma » est composé de huit musiciens. Voilà une nouvelle salle digne de recevoir un nombreux public pour lequel un gros effort a été fait. Signalons, pour terminer, que la salle chauffée en hiver par des courants d’air chaud issus d’un système de trappes réglées au plafond, sera par ce même système, réfrigérée en été. Si l’on joint à cela des présentations de films sélectionnés, il est impossible de douter de la vogue que connaîtra le « Splendide Cinéma » [article non signé]
Vous remarquerez qu’un « e » est ajouté à SPLENDID
En effet, le lendemain, est inaugurée la salle. 1200 places occupées afin d'assister à un concert puis à la projection d'un film.
Les semaines suivantes, seront toujours présentés... 2 grands films, des actualités et des documentaires.

1930 le 13 mai, une délibération du Conseil municipal nous apprend qu'un urinoir est installé face à la « nouvelle salle de cinéma »

1931, Depuis 1927 le cinéma est parlant, on peut lire dans "le Petit-Havre" « On jase encore des derniers succès des films gais, sonores, parlants, chantants passés au « Splendide Cinéma ». La nouvelle direction se surpasse dans la variété de sa programmation. Des heures délicieuses vous attendent cette semaine avec le si célèbre Al. Jolson [Sic… il s’agit bien entendu de Al Johnson « le Chanteur de jazz »]

1933 changement de numérotation la rue de la Cavée verte, le n° 175 devient le n° 193

1935 P. Hébert, propriétaire, puis en 1936 sa veuve jusqu’en 1939

1937, le 21 mai le commissaire de police de Sanvic envoie une lettre au maire, selon une circulaire relative à la projection de films montrant des « scènes de gangsters, d’attaques à main armée, de cambriolages et d’attentats criminels analogues »… le rapport qui suit nous éclaire sur cette censure appliquée… « je me trouvais à la représentation du soir à ce cinéma et j’ai assisté à la projection d’un film américain, de la Métro-Goldwin-Mayer, intitulé « Tribunal Secret ». Ce film rentre entièrement dans la catégorie des films visés » Il en a informé monsieur Chazelle, le directeur et demande au maire de lui donner un nouvel et dernier avertissement.

1939, le 3 septembre, jour de la déclaration de la guerre… 2 films à l’affiche « Le crime du docteur Tindall » et « La fille de la Madelon »… avant fermeture !
23 septembre, les cinémas « Excelsior » et « Splendide Cinéma » sont autorisés à rouvrir, mais… « 1°) le spectacle devra se terminer à 23 h 15 au plus tard, que la projection des films soit ou non épuisée. 2°) en cas d’alerte vous devrez avertir les spectateurs et les inviter, en leur demandant d’observer la plus stricte discipline, soit à se retirer s’ils désirent regagner leur domicile, soit à se rendre dans les dépendances situées au fond de la salle où ils trouveront une protection relative. 3°) à la fin du spectacle une annonce sera faite, par vos soins, recommandant aux personnes de veiller à ne pas utiliser de lumières visibles de l’extérieur une fois rentrés chez eux. »

1940, 19 mai, la dernière séance au « Splendide » et le sur-lendemain, dans la presse « Fermeture à 21 heures des cafés, hôtels et restaurants. Dancings, Théâtres et Cinémas sont fermés. La Préfecture nous communique : En exécution d’une décision de M. le Général Commandant la 3e Région, les cafés, cabarets, estaminets, débits de boissons, hôtels, restaurants, etc, dans la Seine-Inférieure, seront fermés à 21 heures. Toute musique sera supprimée dans ces établissements. »
15 septembre, reprise au « Splendide »… et ce pendant toute la durée de la guerre… passe entre autres films, en 1943 « Pépé le Moko »

1944, lundi 11 septembre, « la nuit est marquée par un grondement incessant, accompagné de tirs et d’explosions venant du Nord-Est. Bien que ne sachant rien de ce qui se passe, la population pense que tout ce fracas est l’annonce d’une libération proche. Les formations d’avions prévues pour le quatrième bombardement (Cadillac) arrivent à 7 h 30. La superficie comprise entre le Palais des Régates (actuel) à Sainte-adresse, le Grand-Hameau à Bléville et toute la côte incluse, doit être attaquée. A la vue des fusées de balisage, la population redoute à nouveau le pire. Mais, les troupes alliées ont progressé avec succès dans la nuit. Pour éviter d’être atteinte par erreur, elles indiquent leur position à l’aide de fusées. Les avions repartent, des bombes ont quand même été lâchées et ont touché à Sanvic : le « Splendide Cinéma » au n° 193 rue de la Cavée-Verte ainsi que des maisons alentour (actuelle extrémité de la rue R.-Salengro sur la rue de la Cavée-Verte) »

1954, le 17 août « Havre-libre » « Le cinéma « Splendide » […] avait été si gravement endommagé au moment de la Libération qu’on ne pouvait guère songer à réparer les dégâts. Aussi donc, la façade qui, seule, n’avait point trop mauvaise apparence, subsista-t-elle pendant près de dis ans dans l’attente qu’il serait statué sur le sort du « Splendide ». C’est maintenant chose faite et l’on procède à la démolition des ruines qui libéreront ainsi un terrain qui serait fort utile pour la construction dans ce quartier en plein essor. »
Photo de la façade délabrée et soutenue par des étais…

1955, le 16 juin, le « Centre National de la Cinématographie » écrit au maire, pour lui demander « si des projections cinématographiques ont lieu dans la salle [« Splendid cinéma à Sanvic »] citée en objet »
Une réponse est envoyée au C.N.C « Cinéma totalement sinistré en septembre 1944 et non reconstruit »

1971, en décembre, afin de pratiquer l’ouverture d’une voie nouvelle qui reliera la rue de la Cavée verte à la rue Salengro et « dans cette perspective lointaine, une des propriétés sises rue Romain-Rolland, à l’Ouest du terrain vague, jadis occupé par le cinéma Splendid, a été démolie ces jours derniers, étant libre d’occupation »

1974, avril, la rue créée entre les rues de la Cavée verte et Romain-Rolland, est ouverte à la circulation !

Le « Splendide Cinéma » a vécu !
Documents utilisés… Presse havraise, Fonds Sanvic, Annuaires Micaux… consultables aux Archives Municipales du Havre.
Je ne m’en suis pas servi, mais il existe un dossier aux Archives « Cinéma. Salle. Cinéma Le Splendide » référence : 33/4.1
Documents de l’auteur…
Photo du ticket de cinéma (collection Marc-Georges)
« Le Havre cinq années d’occupation en images 1940-1944 » tome 2 Jean-Paul et Jean-Claude Dubosq - Editions Bertout 1998
Je vous recommande la lecture de « La Gazette de Sanvic » Journal de l’Association « Sanvic pour un meilleur cadre de vie »
Vendredi 4 décembre 2009

Que tout le monde sache... 2/2

Dans Saint-Vincent… Saint-Léon… on les démolit les estaminets ! En faire des banques, des bureaux d’assurances ou immobiliers. Entre deux comptoirs je préfère ceux où je pose mes coudes plutôt que ceux où je pose mon argent ! et pourtant j’en dépose de l’argent sur le zinc !
Moi et Boris on avait quand même un bar préféré, un des derniers dans le quartier de l’Eure le « Tout va bien » quai de la Marne... Quai désert parce que sans bateau sinon une vieille péniche en train de rouiller et tenue par un fragile cordage à la bitte d’amarrage.

Entre les pavés disjoints et les rails il reste des grains de café vert. Apporté par palanqués le café était déchargé par des dockers aux crocs rapides et précis et mis dans les hangars. Forcément de temps en temps un sac de 50 kilos tombait par « inadvertance » et sac foutu marchandise perdue ! chacun remplissait sa musette…

Dans des endroits comme ceux-là, avec les pavés, les rails et le crachin qui transperce le cœur… il faut Gus Viseur… le Tatave et sa musique. Le musette qui te fragilise encore plus l’âme !
Nous deux on buvait la bière… pas de faux-col… du ras-bord…le houblon dans le verre et la mousse dans l’évier. Mais fallait qu’on est les vécés tout près… sitôt bu sitôt pissé ! c’était notre devise.
On écoutait les conversations… on refaisait notre monde. Mais rien que par le verbe… le babillage. On était pas des bouillants, question engagement physique. La soif que de parler sans arrêt…
Je me rends compte que je parlais quand même souvent de Marie… Marie amie ravie !… son sourire quand elle était triste c’était la pluie sur une vitre… son sourire lorsque nous étions complices c’était un reflet de soleil sur l’aile d’un papillon. Ses yeux sont violence, ironie, bonheur… jamais indifférence !
J’ai jamais fait dans le sensationnel, mais je crois qu’avec Marie j’aurais pu. Pas soulever des montagnes… mais lui dire « je t’aime ! »… mais pour moi « soulever des montagnes » c’est dire « je t’aime » à Marie !
La bière m’arrange pas ! me voilà poète de service et de comptoir. Moi qui ne supporte en littérature que la Série Noire… le Duhamel et son masque… La Môme Vert-de-gris.

Je me bourre la pipe avec le Clan… la détente aussitôt !

Et puis on regardait les soixante-dix ans, les quatre mêmes depuis des années sûrement à la place qu’ils avaient choisie au départ. Chaudronniers chez Caillard, ils y venaient le midi… la retraite arrivée, les quatre ont pris l’habitude de venir de 15 à 19 heures chatouiller les dominos et la politique. C’est ce qui les faisait revivre !… sans oublier les ballons de rouge qu’il ne fallait pas laisser vides… Le patron avait le réflexe de les remplir avant qu’ils ne soient terminés complètement. C’est qu’il les connaît maintenant… depuis… Ils n’ont plus à l’appeler !

Le double six claque sur la table en formica… la partie se gagne ou se perd… le ton monte… la grossièreté et le Beaujolais à fleur de lèvres et de papilles. La « cat’ blanche » et le « catouilleux » en embuscade, ils jouent leur réputation ! De temps en temps le corniaud du patron leur attaque les mollets, mais ce chien sans mémoire se reçoit rituellement un coup de talon dans la gueule. Qui crie le plus fort maintenant l’animal ou l’homme ? Mais les parties continuent et les verres se remplissent…

Le Père Léon s’était fait une spécialité… il ramassait mais on lui amenait aussi… des mégots ! de cigares, de blondes ou brunes… à priser ou chiquer… tout lui était bon ! tous ces déchets récoltés il les mettait dans une petite boite en ferraille. Après avoir bien secoué le tout, il se roulait la cigarette. La cigarette fumée, son mégot rejoignait lui aussi les autres au fond de la petite boîte.
Léon on l’avait accusé dans les années 70, d’avoir supprimé sa femme… « On » s’était fait un devoir, un droit, un honneur… un bonheur… que de le dénoncer avec lettres à l’appui, au commissariat de la rue Hélène. C’est vrai, il y avait eu enquêtes … convocations… suspicions ! Sa Catherine d’épouse avait disparu du jour au lendemain. Pas un mot de l’évaporée ! Bon train les langues ont bavaché ! Le couple habitait rue de l’église, près du Foyer belge, alors forcément depuis 10 ans les commerçants, les voisins, les connaissaient. Léon et sa Cathie venaient faire les emplettes et boire le coup. Avaient leurs habitudes, manies… achetaient leur « Havre-Libre ». L’ « Huma » ils le prenaient de temps en temps au militant du pécé et adhérant de la cellule de l’usine Caillard.
Six mois, c’est le temps pendant lequel elle a disparu. Elle était devenue « compagne de route » du pécéêfe. Elle revivait ! Elle avait des petites bulles dans la tête ! Une vraie boisson gazeuse. Elle participait aux collages d’affiches et réunions de cellules… métinges et préparation de la fête de l’Huma… Pour le Parti, avec son marxiste de « ravisseur » ils ont tourniqué pendant des mois pour leur apporter des voix, des sous, des signatures… le porte à porte au Foyer belge… les immeubles du Pont-Rouge… Étages montés, sonnettes appuyées, bitume arpenté… si ils avaient été payé comme les putes, ils auraient eut leur lopin de terre à Sanvic, avec la maison dessus. Mais Catherine s’est lassée de son ami, de son parti… elle est retournée vers Léon et vote maintenant à droite. Une droite molle… pas fascisante ni fascinante !… Une bonne droite bien ajustée, comme dirait Marcel Cerdan !
Pour en revenir à sa Cathie quittée, Léon avait vraiment dérouillé pendant ces 6 mois de disparition… le cœur en marmelade déjà avant, ne s’est pas arrangé. L’insomnie le faisait partir en voyage au bout de la nuit ! Elle le savait que ça allait lui fragiliser à l’extrême le palpitant que de ressurgir brusquement. Lorsqu’elle était dans les bras du « militant.com » elle se voyait déjà en veuve de Léon. Choc au départ et émotion trop forte de la voir revenir l’ont tué… Crime parfait !
Bon j'arrête là mon récit, j'ai assez écrit de connerie comme ça !
Nicolas, Boris, Marie n'existent pas... juste des situations et des personnages de fiction !
Je ne recommencerai pas et continuerai à vous présenter des textes, photos, documents sur notre ville... Merci d'avoir lu quand même ! Portez-vous tous bien !
Mardi 1er décembre 2009

Que tout le monde sache... 1/2


On m’a toujours appelé par mon deuxième prénom… Nicolas.

Faut vous dire que celui qui compte pour l’état civil, Oscar, n’enchantait pas trop mes parents… mais le grand-père paternel voulait… et ce que patriarche voulait, descendance devait !

Je ne vais pas trop me présenter… vous me découvrirez au fil des pages…ma vie je vous la raconterai à la première ou la troisième selon mon humeur. Faudra que vous fassiez la part des choses… du vrai… du faux. Lisez surtout entre les lignes… comme ça me vient, je noterai… fur et mesure. Même moi, je sais plus trop où commence le réel… le vécu la face cachée… l’imaginaire. Je vais me tendre l’embuscade. Celle qui me fera tomber dans le « Puits de la Vérité »… et comment que je la veux nue, la vérité…. Qu’elle se dévoile doucettement… avec gestes d’effeuilleuse…

Depuis un moment je raconte à qui veux m’écouter, et pas que m’entendre, que j’ai rencontré au début des années 90, une jeune femme. Charmante elle était ! Élégante aussi ! Jamais la jupe trop au-dessus du genou… « J’ai pas de belles jambes ! » Qu’elle dit… Pudeur ! Parce que pour moi la Dietrich et elle c’est pareil au même !

L’œil marron et le cheveu court… c’est Marie qu’elle se nomme. On se parlait tout bas pour pas déranger le silence. J’ai vu le film de Tacchella « Cousin cousine »… il me fait penser à elle… rendez-vous à la sauvette… baisers échangés pas volés… gestes maladroits… et puis du grand jour. J’en veux maintenant du grand jour… que tout le monde sache !

Mais voilà était-elle comme il le dit ? Pourtant les détails qu’il donne… l’enfant qu’elle attendait d’un « autre ». Ce prochain bébé, amphibien encore, qu’il aurait bien voulu lui faire ! L’ « autre » c’était son mari à elle ! L’embrouille commence… la moralité qui en prend un coup. Pas touche ! Mais Nicolas s’en fout ! Enfin on a l’impression que rien le touche… que ça passe au-dessus de lui… comme un vent léger. C’est pas bien vrai ! Ça l’emmerde d’être en porte-à-faux. D’avoir, entre deux chaises, le cul. Peut-être que sa lâcheté l’arrange… il a pas à choisir ! Sûrement qu’un jour il osera ?!… A l’eau canard… faudra qu’il plonge… qu’il dise à la femme à l’enfant qu’il l’aime !

C’est si facile… c’est si compliqué…

La nostalgie il faisait ça très bien le Colas. Il te prenait aux souvenirs. Il vivait pas avec le passé, mais plongeait et te faisait plonger facilement… Comme un p’tit coquelicot mon âme, un tout p’tit coquelicot ! J’y suis venu aussi ! Au moment où j’ai retrouvé dans « Voyage… » un bouquin de Louis-Ferdinand, un bulletin de vote de René Dumont et puis une fleur séchée… J’ai aussitôt pensé à Edith ce petit bout de femme, cette grande dame, brindille de bois sec. Toute de noir vêtue qui te gueulait d’ « aller danser Milord » et qui prenait à la gorge que les sanglots venaient !

Ça remonte du temps de la rencontre entre mon géniteur et la veuve d’un sous-officier… de huit ans sa cadette. Fausse blonde et vraie emmerdeuse ! Je l’aimais pas du tout pourtant c’était ma mère parce que mon père et cette éprouvée consolée firent un petit !… Un drôle de ouistiti confortable conformiste par paresse par omission, par hasard, par plaisirs et distraction… moi, Nicolas !
Enfant puis adolescent j’étais du genre passif… tranquille dans mon coin, à pas faire de bruit. A lire, dessiner, découper… pas parleur pour deux ronds. Plutôt collectionneur de timbres que trousseur de jupons. Jamais j’aurais osé ! Pourtant copines j’avais… Marie-Claire, Edwige… amours de gosses, je me les rappelle… elles peut-être que non ? Une odeur, un bruit, une parole, un visage qui leur ressemble et je pense à tout cela…

A suivre…
Lundi 30 novembre 2009

Les Infréquentables... aux Lucioles





SYMPHONIE D’AMOUR…

Hé oui ! Les INFREQUENTABLES sont de retour !

Ils n’ont pas été longtemps sans donner de nouvelles, après leur passage au Poulailler et devant un public conquit.

Ils sont toujours 2… Guillaume GIRONDEL et Justin DUREL à nous régaler de leur humour corrosif et tendre… plus corrosif que tendre ! Mais tellement proche de la vie de tous les jours... leur site: http://lesinfrequentables.9m3.fr/

Ils se produisent aux LUCIOLES vendredi 27 novembre à 21 h 00, entrée gratuite, au n° 31 rue Casimir-Delavigne… un Bar-Galerie d’Art... son site http://www.myspace.com/lolalucioles où régulièrement des expositions sont proposées.

Un Bar, bien entendu l’alcool est à consommer avec modération… mais pas leur spectacle !

Mardi 24 novembre 2009

VERN Jean... dessinateur B.D. et jazzman





MrYAK - LE HAVRE DE GRAFFS - que vous connaissez tous comme LE spécialiste, entre autre, des arts de la rue (graffitis, pochoirs, tags) et de la vie culturelle havraise en général, est à la recherche de… Jean VERN

Afin d’en faire une biographie ainsi qu’une page Wikipédia

HAVRAIS, Jean VERN né en 1940 à SAINT-FRANCOIS, décède en 1998… il fut saxophoniste de jazz et dessinateur de bandes dessinées

MrYAK nous dit bien que VERN « a joué avec les plus fameux musiciens de la scène internationale, illustré de nombreuses pochettes de disques et collaboré avec de grands noms de la BD Française. Très discret dans la vie, il l’est aussi malheureusement dans la presse et sur le web »

Hormis quelques revues spécialisées sur la bande dessinée ou le jazz et encore par petites touches, VERN est un peu trop oublié dans sa ville !

Je ne suis qu’intermédiaire entre VERN et YAK… alors si vous avez des documents sur tous supports et/ou des souvenirs, partagez les avec MrYAK, il vous en fera, comme nous connaissons sa rigueur, un document précieux pour les générations futures !

Voici son contact… http://www.lehavredegraffs.fr/

Lundi 23 novembre 2009

Quai de Seine... café Huhardeaux

Juste 3 cartes postales et 1 plan...

Ce café au n° 5 Quai de Seine, petite rue située près des cales de l'Eure, entre la rue de la Loire et la rue Bellot.

En 1883 HUHARDEAUX vint s'établir au n° 33 Quai de Seine, à la place de JACKI restaurateur.

A la fin des années 1880, le n° 33 devint le n° 5...

HUHARDEAUX fut successivement appelé restaurant de 1883 à 1892
Brasseur de bière de 1893 à 1897
Café-débit restaurant dépôt de bière de 1898 à 1905
Café-débit restaurant de 1906 à 1939
En 1944 les bombardements frappèrent le quartier et tout le pâté de maison se trouva anéanti !
Cartes postales appartenant à D.B. qui me les a aimablement prêtées.
Je vous conseille le site http://apmmlehavre.eg2.fr/ et l'association dont il s'occupe APMM - Amis des Paquebots et Marine Marchande









Samedi 21 novembre 2009

Tramways... autobus... tickets

Un petit clin d’œil à Dan - Nicéphore et à tous les blogueurs qui ont participé à la chasse à la carte postale… « Mais où est-ce ? »…
Juste vous montrer un petit échantillon de tickets à travers le temps de 1935 à nos jours…
Et puis ce qu’il ne faut pas oublier c’est que « depuis hier soir, Le Havre est la première ville de France à ne plus avoir de tramway. Les derniers qui circulaient sur la ligne de Sanvic (la ligne n° 6) seront supprimés ce matin » dixit « Havre-Libre » du 5 juin 1951… ils étaient est service depuis 1894 et seront remplacés par 17 trolleybus et 44 autobus !
Je rajoute une partie de plan des années 30 avec le tracé des tramways, ainsi que celui des trains qui circulaient afin d’amener les marchandises dans les très nombreuses usines qui les utilisaient ! Bon voyage !


Lundi 16 novembre 2009

Plan du Havre... 1909









Voilà quelques images tirées d’un plan de 1909. Ces plans étaient joints aux « Annuaires Micaux »… 100 ans nous séparent !
Vous y verrez les rues telles qu’elles apparaissaient avant la Reconstruction…
Certaines ont changé de noms…
Grâce à ce document vous pourrez y retrouver les adresses pour vos cartes postales, votre généalogie, vos souvenirs…
Lorsque la rue Gabriel Péri s’appelait rue de Phalsbourg… et que l’avenue Foch s’appelait boulevard de Strasbourg (partie Est)…

Mercredi 11 novembre 2009

Mont-Gaillard... lieux-dits et hameaux






Le MONT-GAILLARD comme nous l’entendons, en tant que quartier du Havre, dépendait jusqu’à l’annexion de BLEVILLE en 1953, de cette commune rurale.

Qu’en est-il de l’origine de l’appellation de ce village médiéval, qu’est BLEVILLE…
Blaie, blee... champ de blé - ville... ville fortifiée - villa... domaine rural - vilel... village - vilele... petit village
Ces mots ont été employés pour la première fois entre le Xème et le XIIIème siècle.

Commençons par rechercher l’origine des lieux-dits, hameaux et fermes… Certains hameaux, comme le Mont-Gaillard et la Jambe-de-Bois sont situés sur deux communes : Bléville et Sanvic…

Selon les auteurs, il arrive même qu’il y ait "récupération" d’évènements dans telle ou telle commune. On le voit dans les livres de Léon Braquehais ("Histoire de Bléville" édité en 1884) et d’Alphonse Martin ("Notice historique sur Sanvic et le protestantisme" édité en 1877).

Léon Braquehais, nous explique qu’ : "Après ce hameau (la Croix-Blanche) on rencontre ceux du Capuchet, du Pressoir et de la Bigne-à-Fosse, qui se trouvent à la limite d’Octeville. Si, partant de la Croix-Blanche, l’on veut aller au Bois-de-Bléville, on trouve les hameaux suivants : le Petit-Bléville, la Jambe-de-Bois (…) Après ce hameau de la Jambe-de-Bois s’offre celui du Mont-Gaillard, appelé ainsi jadis parce que la jeunesse blévillaise se réunissait en cet endroit pour s’y divertir, et y tenait parfois des propos gaillards."
Plan cadastral de Bléville dressé en 1827 (…) nous voyons figurer des terres ainsi désignées (…) la Plaine-du-Capuchet, les Moteaux, la Plaine-Sainte-Catherine, le Cimetière-des-Huguenots, la Plaine-du-Quesné."
Voici les limites de cette commune (Bléville) : au nord, la limite embrasse le Quesné, la Bigne-à-Fosse, le Pressoir, le Mont-Gaillard, le Petit-Bléville, la Jambe-de-Bois."

L’origine de ce hameau de "la Croix-Blanche" nous est contée à travers les registres paroissiaux de Bléville. En effet le prieur-curé Alexandre Briant de Vaston, en 1721, écrit :
"Cette même année nous, prieur-curé susnommé nous avons fait ériger en notre paroisse deux belles croix en pierre de taille l’une dans le cimetière qui a trois marches et l’autre sur le grand chemin de Fécamp au Havre en l’honneur de la sainte Passion de Jésus."
Cette Croix fut détruite à la Révolution, puis réapparue peu après… elle fut anéantie par les bombardements de septembre 1944. 4 ans plus tard, une nouvelle croix s’élevait. Voici le texte que l’on peut toujours y lire sur son socle :

"Ici fut érigée en 1721 une croix de pierre. Renversée en 1789 et remplacée par une croix de bois qui fut détruite en 1944. Le 4 mars 1948, un groupe d’amis, avec l’appui de la municipalité de Bléville, ont remis en place le Calvaire d’antan."

"La Bigne-à-Fosse". "Bigne-Fosse" sur certaine carte…Nom de lieu-dit. Origine inconnue, mais une hypothèse qui paraît logique lorsqu’on regarde la géographie du terrain. Qui n’a pas entendu dire dans son enfance : "Te voilà encore avec une bigne !". Une bosse, bien sûr ! Regarder la Coulée verte, vaste fosse qui paresse entre deux bosses. Nous avons "bigne" et "fosse"… assemblons les deux mots.

- "La ferme Boulogne " Ferme sur Octeville-sur-Mer…celle-ci se trouve sur le territoire du Hameau de la Borde… Sûrement le nom du propriétaire Boulogne, Boulongne, Boulongue…

- "Le Quesné ". "Plaine du Quesné" Hameau de Bléville. Au début du XIVème siècle il existe une "sente du Quesnay à Quief de Caux". En 1503 "fief ou portion de fief nommé le fief de Quesnay tenu du fief de Bléville". En 1579 "le Quesney de Bléville".
Le Cauchois nous parle de "Quênée"… chênaie…lieu planté de chênes

- "La Borde". Hameau d’Octeville… métairie… domaine agricole exploité par un fermier qui devait verser une partie de ses récoltes au propriétaire.

- "La Jambe-de-Bois" Hameau de Bléville et de Sanvic (selon les documents)… Alphonse Martin, dans "Notice historique sur Sanvic et le protestantisme" en 1877, n’en connaît pas l’origine "L’étymologie du quartier de la Jambe-de-Bois nous est inconnue, elle existe depuis plus de trois siècles, car le 1er juillet 1564, Charles Godin vend une pièce de terre située sur le chemin qui va à la Jambe-de-Bois."

Par contre Braquehais, dans "Histoire de Bléville", nous dit que :
"La Jambe-Bois, dénomination que nous trouvons dans des documents du XVIe siècle. Ce nom paraît venir d’un ancien propriétaire du sol ; ne serait-ce point le nommé François Le Clerc, capitaine de navire au Havre vers 1552, surnommé Jambe-de-Bois par l’historien Guillaume de Marceilles. (1)
(1) Mémoires sur la fondation et origine de la ville françoise de Grâce, manuscrit de la bibliothèque du Havre, écrit au XVIe siècle et publié par Joseph Morlent en 1847."

Bernard Nicolle, historien havrais et habitant du quartier, a étudié le personnage et en a écrit la biographie dans le journal du quartier « Vibraction » en 1990… Avec son aimable autorisation, je trace le portait en quelques mots, de ce "Jambe-de-Bois", le bien nommé :

Il fut anobli par le Roi Henri II en septembre 1551 afin de récompenser "les bons agréables et recommandables services que notre cher et bien aimé François Le Clerc a dès longtemps faits tant au feu Roi (François 1er ) qu’à nous"… Le Clerc, en tant qu’officier royal a en charge la défense des côtes de la Manche… C’est en 1552 que sa réputation de "corsaire" va débuter. Les voyages vont se succéder : Madère, les Antilles, les Canaries… C’est au cours de ses pérégrinations qu’il va perdre une jambe. Il fut ardent combattant, mais aussi habile commerçant. Le capitaine devint châtelain dans le Cotentin. En 1562, quand éclatent les guerres de religions, il prend faits et causes pour les protestants. Lorsque Le Havre est livré aux Anglais qui soutiennent les protestants, il reprend du service en mer aux côtés de ses anciens ennemis. Le Havre est délivré de la Réforme en 1563, François Le Clerc tombe gravement malade et meurt en août de la même année.
Bernard Nicolle termine de bel façon ses recherches : « Son fantôme hante-t-il encore notre ville et se hasarde-t-il, certaines nuits, dans notre quartier sur ce coin de terre qui lui appartint sans doute et auquel il a laissé son nom, ou plutôt son surnom de "Jambe-de-Bois" ? Si vous le rencontrez, surtout dites-le nous, nous aurions des questions à lui poser."

"Le Cimetière des Huguenots" Léon Braquehais dans "Histoire de Bléville", en parle : "hameau du Mont-Gaillard, on appelle encore aujourd’hui (1884) cet endroit le cimetière des huguenots"… il relève également sur le plan cadastral de 1827, un lieu dit "Cimetière-des-Huguenots".
Il cite Martin dans son "Histoire sur Sanvic" : "au XVIe siècle il y avait 87 protestants à Bléville. Le même auteur nous apprend que le 9 mars 1650 un protestant de cette paroisse âgé de 80 ans fut inhumé au cimetière huguenot de Bléville par le ministre protestant de Sanvic. Le champ de repos dont nous parlons étant situé au hameau du Mont-Gaillard, on appelle encore aujourd’hui cet endroit le cimetière des huguenots."
Dans le Recueil de la S.H.E.D., Louis Logié parle des "Archives du Temple protestant de Sanvic :
"En 1679, les ministres et anciens du prêche de Sanvic eurent un différend avec un bourgeois du Havre nommé Alphonse Lesauvage à propos d’un cimetière situé sur les paroisses de Bléville, dans la "vallée vulgairement appelée le Val Ricart"; ce cimetière était une pièce de terre de quatre perches se trouvant le long du "chemin tendant de la borde au grand chemin" ; les terrains voisins appartenaient aux nommés Aubéry, Pierre Doré et Lesauvage. Ce dernier avait planté des arbres à l’intérieur du cimetière, et les anciens du temple de Sanvic, Pierre Le Berquier, Jacques de Réauté, Jacob Quesnel et Pierre Mesenguel, voulaient lui faire enlever ; le différend, porté devant Pierre Maugier, juge subdélégué de l’intendant Le Blanc, fut jugé en faveur des protestants qui conservèrent leur cimetière de Bléville. »

- "Le Petit-Bléville". Hameau de Bléville…

- "Le Capuchet". "Plaine du Capuchet" "Fond du Capuchet" chapeau. Petit mont. Hameau de Bléville…

- "Sainte-Catherine". "Plaine Sainte-Catherine" au 15ème siècle « Sancte Katherine de Glategny » Hameau de Fontaine-la-Mallet…

- "Les Corneilles" Hameau d’Octeville…

- "Les Moteaux" petits monts. Lieu-dit de Bléville…

Concernant les lieux-dits, il ne reste que quelques traces de ces temps anciens, vous pouvez voir ces vestiges en parcourant les rues du quartier :
Des talus… rue Irène Jolie-Curie, devant la Cité de l’Ormaie
Rue Edward-Grieg, devant les petits pavillons
Rue de la Bigne-à-Fosse, devant les Résidences Provence et Bretagne, également à l’emplacement de la « Ferme Boulogne »
Demeure le clos-masure de la « Ferme du Mont-Gaillard » avec ses bâtiments et ses vieux pommiers.
Les plaques de rues « Rue de la Jambe-de-bois »…
Les arrêts de bus « La Ferme »…
Même les graffeurs et tagueurs se sont appropriés ces noms :
« MG »… « Mont-Gaillard »
« 5.4 »… « Sainte-Catherine »
Le plan en couleur est une partie du plan de 1937 conservé aux Archives Municipales du Havre : Fonds SANVIC O1 carton 4 liasse 3 (Fonds Sanvic puisque ce plan englobe Sanvic, Bléville, Le Havre, etc…)
Je ne m’en suis pas servi, mais vous pouvez consulter, au même endroit, les dossiers documentaires « Mont-Gaillard » 51/1.0 à 51/1.3
Il existe une association dynamique... "Association pour la promotion de Bléville - Mont-Gaillard - Dollemard" lien ... http://assopromo.canalblog.com/
Quentin DUREL a fait article sur "les tours de la place du Mont-Gaillard" lien... http://lehavre-07021517.blogspot.com/
Vendredi 6 octobre 2009

4 photos pour attendre... prochain article






Ces 4 photos, juste pour attendre le prochain article sur les lieux-dits du Mont-Gaillard…
Je ne marque aucun lieux… vous savez tous où ont été prises ses photos ! Par cet échantillon, je vous montre le « genre » de clichés que je fais depuis 30 ans ! Ainsi que les différents endroits dans Le Havre !
Vous dire aussi que j’ai contacté « Océanes » pour leur suggérer de passer un article sur les blogueurs havrais ! Le verrons-nous paraître ?
Je continue... le Prix Nobel de la Bloguitude est pour nous l’année prochaine !

Jeudi 5 novembre 2009